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  • Eolien
  • 100% financé

Bégawatts

Elles ressemblent à 4 éoliennes classiques, mais celles-ci sont « citoyennes ». Plus de 1 000 habitants ont contribué à son financement et maîtrisent l'exploitation de ce projet de près de 12 millions d’euros. Une première en France.

  • Béganne Morbihan
  • 4 éoliennes 18000 MWh/an

Produit la consommation annuelle de 6250 foyers.

Message du porteur de projet

Michel Leclercq

Michel Leclercq

Au départ, c’était une idée folle.
Puis, de plus en plus de gens nous
ont rejoint et y ont cru. En 10 ans,
nous avons tout appris sur le tas,
au fil des obstacles techniques,
réglementaires, financiers.
Quel bonheur de voir aujourd’hui
ces 4 éoliennes qui tournent.
Et tout une région qui souffle
derrière ! Déjà, deux autres parcs
citoyens sont prévus, toujours en
Pays de Redon.

Michel Leclercq

Les pionniers de l'éolien citoyen

 

Le projet en bref

En 2002, un couple examine la possibilité d’installer une éolienne dans son jardin pour contribuer à la production d’énergie propre. Très vite, ils découvrent ce qui s’apparente à un parcours du combattant… Pas découragés pour autant, ils persistent : quitte à être compliqué, autant voir beaucoup plus grand !

De là, part l’idée de réaliser un parc éolien collectif porté par l’association Éoliennes en Pays-de-Vilaine (EPV).

Une collecte citoyenne

En 2005, l’association repère deux sites favorables et commence à mobiliser localement des personnes intéressées par la démarche. D’autres partenaires sont contactés pendant que des petits groupes se constituent, notamment sous forme de clubs d’investisseurs pour apporter au projet les fonds nécessaires au développement. Confrontée aux difficultés juridiques liées à la collecte d’investissement, l’association participe, aux côtés d’autres acteurs nationaux, à la création d’Énergie Partagée Investissement, qui permettra de boucler la participation citoyenne.

Le parc d’une région

La phase de développement a duré de 2005 à 2009 puis se sont succédées la mobilisation financière et la contractualisation de 2010 à 2013 pour aboutir au chantier dès le printemps 2013. Du début à la fin, ce projet s’est évertué à fédérer un maximum de citoyens locaux. C’est ainsi que plus de 1000 personnes participent au financement. De plus, en terme de gouvernance, l’ensemble des voix de la société de projet est détenue par les citoyens.

Chose rare : aucun recours n’a été déposé pour contrer le parc. Preuve que l’éolien citoyen a le vent en poupe !

Aujourd’hui, le projet pionnier de Bégawatt a déjà fait des petits …

Cliquez ici pour découvrir son petit frère IsacWatt

Bégawatt : une belle histoire en 10 chapitres

> Cliquez sur chaque titre pour découvrir en détail les étapes du projet.

1. A l’origine, une poignée de personnes « pas trop réalistes et un peu fêlées »

En 2002, alors que le développement de l’énergie éolienne moderne et industrielle démarre en France, une discussion s’engage entre un couple d’agriculteurs de Ste Anne-sur-Vilaine (Pays de Redon) et Michel Leclercq (artiste plasticien). Les agriculteurs souhaitent s’équiper d’une éolienne, mais les démarches sont compliquées. Pourquoi ne pas lancer un projet collectif ?

Dans un premier temps, ils constituent un noyau dur de personnes « pas trop réalistes au départ et un peu fêlées  » en mobilisant leurs amis, et au travers d’eux, les différents réseaux auxquels ils appartiennent : culturels, écologistes, sportifs, Economie Sociale et Solidaire, etc. L’idée de mener une action collective positive et constructive les motive. Avant la structuration en association, ils se réunissent les uns chez les autres de manière conviviale. Chacun invitant ses amis, le nombre de participants aux réunions grandit.

Puis, au bout de neuf mois, l’association Éoliennes en Pays de Vilaine est créée et mobilise une centaine d’adhérents autour de son projet : construire en France le premier parc éolien coopératif entre acteurs locaux, associé à une sensibilisation aux économies d’énergie et avec l’ambition d’essaimer à terme leur expérience.

L’association regroupe un panel large de citoyens locaux, liés par amitié plus ou moins directe et exerçant des métiers différents, plutôt qualifiés (agriculteur, enseignant, informaticien, auto-entrepreneur, sage-femme, élus, syndicaliste, directrice de ressources humaines, etc.). Cette diversité leur permet d’apporter des compétences complémentaires : techniques, juridiques, économiques, concertation, etc. Cette association originale de citoyens bénéficie d’une image sympathique auprès des administrations et des bureaux d’études privés.

2. « Finançons nous-mêmes la production de l’énergie que nous consommons » : un objectif qui rassemble

Il est symptomatique que la première question des journalistes soit tout le temps : « combien cela rapporte ? ». Lors de la conférence de presse de l’inauguration, il a fallu beaucoup de pédagogie pour déconstruire cette idée reçue selon laquelle seul un objectif de rentabilité financière pourrait mobiliser 800 citoyens. A un moment historique où on ne sait plus qui fait quoi dans la production mondialisée de l’énergie, ni quelle est la source de l’énergie que nous consommons tous les jours, ni où va l’argent de nos factures d’électricité… ces personnes se rejoignent sur la volonté de prendre en charge eux-mêmes leur énergie.

Certes, selon la sensibilité de chacun, les motivations personnelles peuvent varier. Certains sont militants écologistes, d’autres privilégient l’autonomie, ou la citoyenneté, ou sont attirés par l’aventure économique, le circuit court, le développement local… Peu importe. Toutes ces personnes se rassemblent autour de l’idée simple de financer la production de l’énergie qu’ils consomment.

3. Les débuts : l’ancrage local

Pour mobiliser les différentes parties prenantes, ils organisent des réunions publiques, des conférences de presse et des visites de sites avec les élus. Les gens venaient avec leurs questions, leurs doutes. Ils avaient en face d’eux des citoyens comme eux qui leur répondaient sincèrement. Parmi des sociétaires attablés à un stand de l’inauguration, l’un évoque au sujet de l’autre, devenu depuis son ami : « je me souviens de toi à la première réunion publique, tu posais des questions dérangeantes !».

La presse couvre tout de suite leur initiative par des articles de journaux. Cet écho médiatique leur permet d’être identifiés très vite par les collectivités sur la thématique éolienne et d’intégrer le comité de pilotage éolien animé par le Conseil Général d’Ille et Vilaine.

Grâce à l’implication des bénévoles et à l’appui d’un bureau d’étude local militant, les premières études sont alors lancées. L’avis défavorable d’un paysagiste conseil  de la DDE pousse à abandonner le premier site. Deux autres sites du sud du département sont ensuite prospectés entre 2004 et 2006, sans pouvoir aboutir du fait de servitudes aéronautiques ou archéologiques. Malgré ces échecs, portée par l’engouement des parties prenantes et bénéficiant de premières subventions d’une fondation, l’association rebondit et décide de poursuivre l’expérience.

En 2005, Éoliennes en Pays de Vilaine porte son attention sur deux nouveaux sites : Béganne / Allaire / Saint-Gorgon (Morbihan) et Sévérac / Guenrouët (Loire-Atlantique). Les premières études et les contacts avec les élus confirment la faisabilité de ces deux projets. Le travail de développement de ces deux parcs éoliens peut réellement commencer.

4. La structuration du projet

Grâce au soutien de la Fondation de France, puis du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine et de la Région Bretagne, l’association crée un premier emploi à mi-temps, puis à temps complet pour accompagner le projet et coordonner le travail bénévole, le premier bureau d’études ayant jeté l’éponge du fait des premiers échecs. Des recherches de partenariats avec d’autres bureaux d’études échouent, car l’association craint d’être dépossédée de son projet. Mais le développement des deux parcs éoliens nécessite des coûts importants (études techniques, mâts de mesure) que l’association ne peut porter seule.

En 2007, pour  financer localement le développement de ces projets, l’association initie la création d’une SARL, Site à Watts, réunissant vingt-quatre adhérents de l’association. D’autres habitants du territoire, une soixantaine, regroupés en 3 Cigales (Clubs d’Investisseurs pour une Gestion Alternative Locale de l’Epargne), rejoignent Site à Watts pour soutenir le projet. Dès lors, 84 citoyens sont associés directement ou via des Cigales dans la société : ils sont les garants de l’utilité sociale du projet et participent à sa définition technique.

Enfin, le Conseil Général de Loire-Atlantique intègre lui aussi Site à Watts au travers de sa Société d’Économie Mixte dédiée aux énergies renouvelables, la SEM ENEE 44 (Société d’Économie Mixte Énergies Nouvelles et Économies d’Énergie). Site à Watts réunira le financement nécessaire (300 000 € ) pour répondre aux coûts de développement en vue du dépôt des demandes de permis de construire, en intégrant beaucoup de contributions bénévoles.

Début 2008, ces demandes de permis de construire des deux projets sont déposées. Chaque parc est composé de quatre éoliennes de 2 Mégawatts chacune. En juillet 2009, le préfet du Morbihan délivre le permis de construire du parc de Béganne, puis en 2011 celui de Sévérac Guennrouët. Chose rare dans le grand éolien, aucun recours n’a été déposé pour contrer le projet, preuve que la méthode citoyenne est la bonne.

Les membres fondateurs du projet poursuivent la réflexion concernant le montage juridique et financier du premier parc éolien citoyen français. En décembre 2010, la société commerciale SAS Bégawatts est créée. Cette société a pour but de gérer et d’exploiter le parc éolien citoyen de Béganne.

5. Une gouvernance démocratique efficace

Un comité de direction informel, composé d’habitants, de riverains, d’élus, etc. constitue un relais d’information auprès de la population locale, mais également un lieu de concertation pour définir les orientations du projet. Différentes commissions (communication, technique, juridique, financière) permettent que chacun contribue selon ses envies et compétences. Malgré le nombre croissant d’acteurs impliqués, la gouvernance du projet reste efficace.

Des réunions régulières, dont les échanges sont consignés dans des comptes rendus sont organisées permettent la définition de la stratégie. L’outil informatique facilite la diffusion des documents de projets. Le fonctionnement est transparent. Les modalités de décision pour chaque entité (Association,  Site à Watts, Bégawatts..) sont respectées. Le consensus est systématiquement recherché. Ça roule !

6. La mobilisation financière locale

La mise en place d’Énergie Partagée Investissement a pris beaucoup de temps. Pour parer à l’urgence du financement et à la demande des citoyens, la solution adoptée par Bégawatts est de passer par des Clubs d’investisseurs. Objectif : lever au moins 2.5 millions d’euros pour constituer les fonds propres de ce projet d’investissement de 12 millions d’euros au total. Grâce à l’accompagnement de la CADES (le pôle de l’Économie Sociale et Solidaire du Pays de Redon), 3 personnes relais sont formées pour animer des réunions privées « Tupperwatt » dont l’objectif est de proposer une solution pour permettre aux personnes de répondre à leur souhait de participer au financement local en créant des clubs d’investisseurs.

Ces relais procèdent avec méthode pour donner envie aux habitants de former leurs clubs. De bouches à oreilles, le projet habite les discussions. Les citoyens rejoignent le club dans lequel ils connaissent déjà quelqu’un : « si tu y vas, j’y vais !». Au final, 53 clubs d’investisseurs regroupant 800 personnes apportent un capital de 1,4 million d’euros ! Chacun met selon ses moyens. La plupart mettent autour de 1000 euros, certains trente, d’autres plusieurs milliers.

La nature du projet permet de fédérer tant des militants que des « petits actionnaires ». Il s’agit bien d’un investissement économique et non d’un don. Les sociétaires comptent revoir leur argent, et même avec une rentabilité. L’objectif est un retour sur investissement de l’ordre de 6 % lissé sur 15 ans ! Une boutade circulait lors de l’inauguration : les farceurs tendaient l’oreille vers les éoliennes qui tournaient en murmurant : « tu entends ce bruit ?…. ce sont les euros qui tombent » !

Mais plus que la rentabilité, le succès de cette mobilisation financière locale repose sur l’ancrage profond du projet dans son territoire, sa maîtrise par les citoyens eux-mêmes, dans une relation de confiance, partageant en toute transparence les informations. Enfin, la mobilisation s’est faite dans la longueur, offrant le temps nécessaire à chacun pour se faire son avis avant de rejoindre le projet.

Le reste des fonds propres est constitué des apports des membres fondateurs (400 000€), de la société Eilan[1] (300 000€), des structures locales de l’Economie Sociale et Solidaire (50 000 €). Energie Partagée Investissement a apporté son concours (500 000 €) pour boucler la participation citoyenne.

Moyennant des marges de sécurité et des coûts importants, le reste de l’investissement a été complété par un emprunt auprès de partenaires bancaires classiques : Triodos, le Crédit Coopératif, OSÉO et La Nef. Ce tour de table d’investissement a été efficacement mené par les citoyens eux-mêmes qui,  conscients de la rentabilité de leur projet, ont su négocier un prêt de 10 millions d’euros.

[1] Société d’investissement réunissant la SEMAEB (Société d’Economie Mixte pour l’Aménagement et l’Equipement de la Bretagne), la Caisse des dépôts, EDF, le groupe Crédit Mutuel Arkéa, et le Crédit Coopératif. Leur projet est d’accélérer la réalisation d’équipements de production d’énergies renouvelables sur le territoire breton, en apportant des fonds qui permettront aux différents acteurs un bouclage plus rapide de leurs plans de financement.

7. Comment prend-on les décisions à 800 ?

Malgré quelques coups durs du fait du contexte national et de l’instabilité des tarifs d’achats, l’adhésion au projet a été sans cesse réaffirmée grâce à la légitimité acquise et à une relation de confiance, garanties en premier lieu par l’engagement inaltérable des bénévoles et des fondateurs.

Concrètement, même élargie à 800, la gouvernance est restée démocratique. Le conseil de direction de la société Begawatts est composé de 5 collèges représentatifs de la diversité des participants. Chaque club est représenté par un gérant qui siège aux assemblées générales, soit une soixantaine de personnes représentant les 800. Chacun à 1 voix quel que soit son apport. Les différents risques encourus pour les investisseurs sont toujours expliqués en toute transparence.

Et si certaines décisions importantes ont nécessité de longues discussions, elles ont été prises collectivement par vote à main levée, presque toujours à l’unanimité, et surtout, elles n’ont jamais été remises en cause ensuite ! Le tout, avec une bonne dose de convivialité, et surtout, sans jamais se prendre trop au sérieux !

Convoi exceptionnel amenant les pales sur le site de Béganne
En mai 2013, le chantier du parc éolien a démarré. L'arrivée des pales sur le site de Béganne : un grand moment d'émotion.

8. Béganne : un projet fondateur qui produit beaucoup plus que des kWh

D’abord Béganne produit du lien social. Christophe Baron, agriculteur et voisin, après être allé chercher une amphore remplie d’un délicieux breuvage dont lui seul a le secret, raconte, en chemin vers l’inauguration, les rencontres improbables que ce projet a permis. Il pense par exemple à ce jeune homme en marge de la société, qui  aujourd’hui ne ménage pas ses efforts pour monter les stands aux côtés des autres. C’est aussi l’histoire de ce chauffeur de poids lourd qui pleura devant l’accueil que les habitants lui avaient fait lorsqu’il livra une des pales d’éoliennes. Christophe raconte comment des riverains, au début sceptiques et méfiants, étaient désormais chaleureux lorsqu’il les croisait.

Car aujourd’hui, les gens sont fiers de ces éoliennes, même ceux qui n’ont pas mis de billes dedans! Un projet citoyen, ça produit des kwh ET du lien entre les gens. A tel point qu’un autre sociétaire, sur le point de déménager avec sa femme sur Montpellier, se demande s’il n’y aurait pas un projet citoyen là-bas, histoire de rencontrer du monde en arrivant…

Béganne, c’est aussi un projet d’éducation populaire. Chacun a des compétences qui peuvent servir : c’est la force du collectif que de puiser dans cette diversité. Des gens qui n’y connaissaient rien au départ et qui ont appris ensemble, patiemment, afin de participer aux décisions et de s’impliquer dans chaque étape, jusqu’à la supervision du chantier, et aujourd’hui, l’exploitation du parc. Des bénévoles sont même actuellement formés pour les travaux en hauteur ou pour la supervision à distance des éoliennes !

Béganne, c’est aussi l’histoire de citoyens qui se professionnalisent ! Après l’étude de premiers sites qui n’ont pu aboutir, le premier bureau d’études partenaire s’est découragé. Le groupe de citoyens est parti à la recherche d’un nouveau partenariat technique, en vain. Aucun développeur n’acceptait de s’engager sans détenir la majorité des participations. Il a alors fallu continuer seuls. Cette implication a poussé les porteurs du projet à se doter de leur propre équipe de professionnels. Ils ont choisi de dissocier la dimension stratégique et politique (du ressort du conseil d’administration), de la dimension technique et opérationnelle (relevant de l’équipe salariée passée de 1 à 6 entre 2010 et 2014).

Un coordinateur (Pierre Jourdain), a assuré en permanence la jonction entre les deux. Cela a donné naissance d’une part au premier réseau régional de projets citoyens (le réseau Taranis) animé par l’association Eoliennes en Pays de Vilaine et, d’autre part, au bureau d’études Site a Watts Développement qui assure la fonction technique du projet associatif. Au-delà du projet de Béganne, en apportant leur expertise à des projets d’éolien citoyen dans le reste dans la France, l’entreprise poursuit la stratégie d’essaimage au fondement de l’association. Cette articulation entre bénévoles et professionnels est au cœur de la réussite du projet.

9. La naissance d'Énergie Partagée

Et ce n’est pas tout: le projet de Béganne est aussi à l’origine d’Energie Partagée ! La mise en place d’un parc éolien citoyen faisant appel à un très large financement par les riverains était dans les années 2000 une démarche inédite en France. Pour mobiliser les citoyens à investir, il a fallu lever plusieurs barrières juridiques encadrant l’appel public à l’épargne en France (Offre au public de Titres financiers OPTF).

A l’initiative d’Eoliennes en Pays de Vilaine et d’autres acteurs français (Enercoop, ALE 08, Hespul, le CLER, la NEF, Solira parmi d’autres…) un séminaire  soutenu par  l’ ADEME, aboutit en 2010 à la création du mouvement Energie Partagée. Il comprend une association (EPA) et un outil d’investissement (EPI) qui sollicite des visas de L’AMF (autorité des marchés financiers) pour financer nationalement des projets d’énergie renouvelable et d’économie d’énergie par les citoyens.

10. L'éolien citoyen a le vent en poupe

L’inauguration s’est déroulée le 14 juin 2014. Les éoliennes tournent. Elles produiront 20 000 MWh soit la consommation de 6250 foyers hors chauffage et eau-chaude. Elles tournent au-dessus d’un territoire qui les porte, comme si c’était les habitants qui leur soufflaient dessus. Jean-Paul Garric, président de la société Begawatt se souvient : « on était comme des gamins quand on les a reçu ».

Aujourd’hui, l’association Eolienne en Pays de Vilaine et la société Site à Watts continuent de donner naissance à de nouveaux projets éoliens : le prochain est le parc de Sévérac et Guenrouët. Souhaitons leur bon vent !

Merci à tous ces citoyens bretons de nous avoir ouvert tant de voies pour toutes les futures installations citoyennes d’énergie renouvelable.

Pour aller plus loin

Un reportage de Kaizen Magazine sur le parc éolien citoyen
Un reportage de France 3 à regarder ici
Le site du parc éolien citoyen de Bégawatt

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