La logique de rémunération

Dès sa création, Énergie Partagée s’est fixé l’objectif de valoriser raisonnablement les investissements de ses actionnaires, grâce à la rentabilité des projets financés. Depuis 2017, cette rémunération a pris la forme de primes d’émission, votées en assemblée générale.

Ces primes, qui augmentent la valeur des actions déjà acquises et fixe le nouveau prix des actions (104 euros aujourd’hui), sont calculées au regard de l’évaluation du portefeuille des sociétés de production d’énergie renouvelable dans lesquelles Énergie Partagée Investissement détient des participations.

Le principe : le capital investi se valorise au rythme de la production

Les fonds collectés par Énergie Partagée parmi ses milliers d’actionnaires sont investis dans plusieurs sociétés de projet de production. Une fois en fonctionnement, ces sociétés vendent l’énergie qu’elles produisent et perçoivent en échange des revenus plus ou moins réguliers. Ces revenus servent à rembourser prioritairement la dette bancaire, durant une période – variable selon le projet – de 5 à 20 ans.

La logique mutualisée d'Énergie Partagée
La logique mutualisée d’Énergie Partagée

Ainsi, puisqu’il n’y a pas ou peu de bénéfices les premières années (car la dette pèse lourd), il n’est pas possible (ni souhaitable) de distribuer des dividendes aux investisseurs. En effet, il convient en phase de démarrage de garder cet argent pour les besoins de la société et du projet. D’ailleurs, les statuts SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) et l’agrément ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale) limitent la part des résultats qui pourraient être distribuée en dividendes, pour les mêmes raisons.

À mesure que la société augmente ses revenus et réduit sa période de remboursement de crédit, elle réduit les risques encourus et la durée la séparant de la période de pleine rentabilité (lorsque la dette bancaire aura été totalement épongée et que tous les revenus seront pour la société).

Principe de financement d’un projet renouvelable : la phase de remboursement bancaire avant les investisseurs

Il est impossible de répercuter, comptablement dans les comptes d’Énergie Partagée, la valeur prise par chacune de ses participations. La seule solution serait de se retirer du capital de ces sociétés pour constater leurs prises de valeur, mais le rôle d’Énergie Partagée est de rester auprès des projets aussi longtemps que nécessaire.

Ainsi Énergie Partagée a choisi de valoriser ses actions pour refléter cette prise de valeur – pour l’instant invisible – de l’ensemble de ses participations. Pour calculer ce montant, la santé économique des principaux projets a été examinée afin d’évaluer une prise de valeur globale. Cette analyse a également été tempérée par la volonté de placer le modèle économique Énergie Partagée à l’abri de tout soubresaut et dans une logique non spéculative conformément à la Charte Énergie Partagée. Ainsi, une valorisation de 2 euros annuelle s’avère à la fois prudente et représentative de la tendance en cours.

Un modèle économique sur les rails

Depuis 2017, les résultats d’exploitation sont à l’équilibre : les coûts de fonctionnement sont couverts par les revenus issus des participations en comptes-courants d’associé et obligations dans les sociétés où nous détenons du capital (et qui assurent un revenu chaque année), mais aussi par les frais d’instruction des projets (environ 1% des montants investis) et les frais de souscription (environ 3% du montant de chaque souscription).

Ainsi, hors rendement du capital engagé dans les projets, la société d’investissement Énergie Partagée Investissement a cessé de perdre de l’argent, et dégage maintenant des résultats annuels bénéficiaires qui vont d’abord servir à combler les résultats déficitaires issus des précédentes années, dédiées au lancement de l’outil.

Une fois l’équilibre économique totalement établi, Énergie Partagée pourra également procéder – en plus des valorisations de son capital – à des distributions de dividendes, en respectant l’exigence de consacrer 50% de ces bénéfices à l’activité du mouvement (lié à l’agrément ESUS). Il appartiendra aux actionnaires Énergie Partagée, réuni.e.s en assemblée générale, de le décider.

Que faire de mes actions ?

Si vous avez acquis vos actions il y a quelques années ou quelques mois, vous constatez déjà une plus-value de 2 ou 4 euros. Cette rentabilité amorcée l’année dernière et confirmée cette année est conforme au cap économique fixé à la date de déploiement national de notre outil.

En effet, nous souhaitons embarquer le maximum de citoyens dans le financement actif de projets d’intérêts territoriaux ; le rendement financier est une composante importante d’un engagement massif des citoyens et nous souhaitons prouver la pertinence et la viabilité de cette action collective. L’objectif est de continuer à valoriser les parts de capital en fonction de la production du portefeuille de projets dans les prochaines années.

Ainsi, si vous le souhaitez, vous pouvez faire racheter vos parts par Énergie Partagée au prix actuel (104 euros par action) ou bien les conserver comme placement à la fois éthique, concret et au rendement raisonnable.

Le bon moment pour resouscrire

Vous pouvez également en profiter pour souscrire à nouveau des parts afin de soutenir encore davantage les projets dans lesquels nous devrons  engager d’ici 12 à 18 mois plus de 3,5 millions d’euros et que l’équipe d’Energie Partagée accompagne au quotidien.
Ces projets ont besoin de vous et d’Énergie Partagée.