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Projets citoyens, modes d’emploi : 4 clés pour comprendre

Les 1ères assises des EnR Citoyennes se sont déroulées à Montpellier le 10 décembre 2019. Plus de 550 personnes se sont rassemblées pour échanger et débattre autour des énergies renouvelables citoyennes. L'occasion de revenir, en vidéo, sur les fondamentaux du mouvement.

Clé 1/4 – Se poser les bonnes questions

Durée : 9’55”

Avec :

  • Michel DELPECH Vice-président de la communauté de communes Centre ouest Aveyron, Maire de Monteils
  • Antoine ROUSSEAU Membre de la SAS Watt Citoyen et membre de l’association “Les Survoltés d’Aubais” (30)

Résumé de la séquence

D’abord, il s’agit de se poser les bonnes questions avant de démarrer. Quels sont les motivations et les objectifs ? Il peut s’agir de valeurs partagées par le collectif initial telles que redonner de la valeur à un territoire en déprise, réaliser un projet collectivement ou enfin faire essaimer une dynamique autour de ces projets. La rédaction d’un PCAEt peut mener à une prise de conscience de la dépendance du territoire à des énergies fossiles et/ou importées ce qui a été dans le cas présenté déclencheur de la dynamique avec un engagement politique fort.

Clé 2/4 – Faire les bons choix d’investissement et de gouvernance

 

Durée : 10’58”

Avec :

  • Emmanuel JULIEN Président du directoire de la SAS SERGIES (86) et rapporteur du club EnR de la fédération des Epl
  • Yves DIEULESAINT Conseiller municipal, mairie de Lucinges pour le projet de réseau de chaleur biomasse ForestEnR (74)

Résumé de la séquence

Puis vient le moment de faire les bons choix d’investissement et de gouvernance. La gouvernance est un sujet qui peut paraitre complexe car de nombreuses possibilités existent. Il peut être nécessaire pour les projets les plus grands de devoir collecter un capital social de quelques millions d’euros. Ces fonds propres peuvent provenir d’acteurs locaux voire nationaux (SEM, fonds régionaux, syndicats d’énergies, collectivités, associations) et grâce aux outils existants, il est possible d’atteindre 100% de fonds propres en provenance des collectivités ou des citoyens. La forme juridique SAS est le plus souvent privilégiée car elle permet certaines souplesses.

Clé 3/4 – Associer acteurs publics, privés et citoyens

 

Durée : 10’08”

Avec :

  • Claudio RUMOLINO Responsable des investissements participatifs, Valorem
  • Lionel JOUVE Responsable du service Énergies Renouvelables et Eco-mobilités ville et métropole de Saint-Étienne

Résumé de la séquence

Ensuite, la question de l’association de tous les acteurs qu’ils soient privés, publics ou citoyens est posé. Certains développeurs ont commencé à proposer des offres de crowdfunding avant le développement des plateformes en ligne. En France, dans la majorité des cas, les projets sont initiés par les développeurs qui assurent la coordination avec les collectivités et éventuellement les collectifs d’habitants. Les communes n’ont pas toujours les moyens financiers ou humains de lancer la dynamique. Enfin, les EPCI s’inscrivent de plus en plus dans la sensibilisation et le démarchage pour développer des projets à gouvernance locale. Pour cela, certains lancent des Appels à Manifestation d’Intérêt.

Clé 4/4 – Être accompagné pour sécuriser la démarche

Durée : 10’20”

Avec :

  • Alexandra LAFONT Animatrice région Ile-de-France, Énergie Partagée
  • Erwan BOUMARD Énergie Partagée en tant que président d’EnRciT

Résumé de la séquence

Enfin, la dernière clé évoquée concerne l’accompagnement pour sécuriser la démarche du groupe projets. Quasiment toutes les régions sont couvertes par des réseaux d’animation territoriaux coordonnés par l’association Energie Partagée et généralement financés par l’Ademe et les Régions. Les collectivités et les organismes rattachés peuvent soutenir le développement voire développer ces projets. Enfin, EnRciT s’inscrit comme un tiers de confiance pour les porteurs de projet en phase de développement. Les barrières juridiques, économiques etc. se lèvent petit à petit et il est désormais possible pour les collectivités et les citoyens de passer à l’action. Les développeurs ne sont pas en reste car ils sont de plus en plus impliqués dans ces projets aux côtés des acteurs locaux.