La Recyclerie Val Dem

Le collectif citoyen Énergies Vendômoises s'est associé au syndicat mixte de collecte, de traitement et de valorisation des déchets ménagers du Vendômois (Val Dem) pour leur première centrale photovoltaïque, installée depuis mars 2018 sur un bâtiment hébergeant une recyclerie.

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La Recyclerie Val Dem

Loir-et-Cher

Le projet en un clin d'œil

Émergence
Développement
Fonctionnement
468 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur la toiture d'un bâtiment industriel de 1000 m2.
Puissance 74 kW
Production 82 MWh
par an
La consommation électrique annuelle de 70 personnes (hors chauffage et eau chaude sanitaire)
Budget 84 000 €
Vendôme
Loir-et-Cher (41)

L'avancée du projet

Émergence
Développement
Fonctionnement

Le type de projet

Message du porteur de projet

Dominique Billoin

Notre collectif citoyen a su fédérer autour des énergies renouvelables une diversité d'opinions sur ce thème, porté par l'envie d'oser et de faire nous-mêmes.

Dominique Billoin

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Un collectif déterminé à changer la donne à Vendôme

À Vendôme, Loir-et-Cher, l’association Énergies Vendômoises est connue pour son dynamisme. Ces citoyens déterminés se sont rassemblés en association à la faveur d’un premier projet collectif d’énergie renouvelable. Porté par un partenariat étroit et fructueux avec un acteur public, Val Dem, syndicat mixte chargé de la collecte et du traitement des déchets ménagers du Vendômois, le petit groupe a finalement atteint près de 80 sociétaires.

Ce noyau dur crée ensuite une société de projet, la SAS Picvert, pour exploiter des panneaux solaires installés sur le toit d’un bâtiment industriel de 1000 m2 dans la banlieue de Vendôme. Le syndicat Val Dem a porté la construction du bâtiment comprenant la toiture solaire, le temps que le collectif citoyen Énergies Vendômoises se structure et rachète la toiture solaire pour en assurer la gestion.

L’opportunité était belle : racheter 468 m2 de panneaux pour produire de l’énergie citoyenne, en lien avec les acteurs publics de la commune, voici un beau premier pas pour l’association et les citoyens qui la composent.

Au bout d’un an, le premier bilan est au vert !

En septembre 2019, c’est avec une pointe de fatigue et surtout une certaine fierté que les membres du groupe projet fêtent l’inauguration officielle du projet vendômois. En achetant des actions dans la société Picvert, ces 78 sociétaires ont permis de financer une production suffisante pour alimenter en électricité 70 personnes chaque année. L’électricité produite sera réinjectée dans le réseau et vendue en obligation d’achat pendant 20 ans. Ensuite, les panneaux pourront être démontés et recyclés.

Un an plus tard, le premier bilan financier de la SAS Picvert est positif. Un bel exemple de projet réussi, en lien avec les acteurs privés et publics de la région.

Des discussions sont déjà en cours avec Val Dem pour réitérer l’expérience et créer un deuxième projet citoyen dans la région, en lien cette fois avec un partenaire privé.

Entre moments forts et difficultés : la vie d’un projet citoyen

La création de l’association citoyenne Énergies Vendômoises est le premier moment marquant dans la vie du projet. Dès le départ, des membres de la collectivité du syndicat mixte Val Dem se sont intégrés dans l’association pour discuter du rachat citoyen des installations photovoltaïques. Le dialogue était bien entamé.

Les difficultés principales pour les porteurs de projet ont été de nature administrative, notamment en lien avec le notaire pour rédiger le bail. Le contrat de location proposé n’était pas adapté aux spécificités d’un projet citoyen. Le va-et-vient entre le notaire, l’association et la collectivité a retardé le projet de 12 mois.

Pour des citoyens bénévoles, il était important de se dégager du temps sur des moments cruciaux, des temps forts du projet : assemblées générales, réunions avec les élus, lien avec les acteurs publics… Heureusement, rencontrer une collectivité aussi ouverte d’entrée de jeu a permis une collaboration très fluide et enrichissante des deux côtés.

Le fait pour le collectif de ne pas être marqué politiquement a également permis de ne pas rentrer en conflit avec certains élus : le projet a donc été vu d’un bon œil par la plupart des élus locaux.

Enfin, le collectif projet est resté sensiblement de la même taille depuis le début de l’aventure. Le noyau dur est le même qu’au départ du projet, signe d’une bonne entente entre les membres, ou en tout cas d’une bonne capacité de communiquer en interne.

Les écueils à dépasser pour des citoyens porteurs de projets

Pour les membres de la société, le défi était de passer d’une gestion associative à une gestion de société de projet : apprendre le métier de gestionnaire de société, notamment sur la gestion d’actifs, des comptes courants d’associés, … ne se fait pas en un jour !

La question sensible qui s’est posée rapidement est celle de la redistribution et de la rémunération des comptes courants. Il a été nécessaire au moment du premier bilan de faire preuve de pédagogie et de transparence en interne concernant la gestion de la société, pour que tout le monde comprenne bien ce que signifie prêter de l’argent à la société, les conditions de financement des intérêts, de remboursement, etc.

Deux aspects sont très importants pour la vie du projet : communiquer en externe pour obtenir des fonds et mobiliser des nouveaux sociétaires d’une part, et assurer la communication en interne d’autre part. Cela implique d’être clair sur la façon dont fonctionne une société de projet, et notamment quel rendement peut être attendu par les actionnaires, et à quel horizon.

Énergie Partagée a joué le rôle de liant en regroupant et partageant les informations nécessaires, agissant ainsi comme une véritable banque d’expériences citoyennes.

Des citoyens grandis et mûris par le projet

Durant les phases initiales d’élaboration du projet, soit plus d’un an et demi, de nombreuses réunions d’association étaient au programme, avant d’envisager de produire de l’électricité. Le groupe opère alors comme un laboratoire d’expériences pour chacun : construire une conscience de groupe, apprendre à fonctionner ensemble, à mieux s’exprimer et s’écouter.

Même quand des désaccords apparaissent, le groupe grandit des frictions internes, d’autant plus normales qu’il faut apprendre sur le tas pour la plupart des membres.

Il est intéressant a posteriori de constater que les parcours professionnels et personnels des membres du collectif ont évolué en même temps que le projet. Une majorité de personnes issue du noyau dur du projet a changé de métier, ou tout au moins changé de poste au sein de sa société. En étant plus à l’écoute, et en restant en position d’apprendre, chaque citoyen porteur du projet a pu avancer à sa façon dans différents domaines.

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