Energie Citoyenne Pays Porte de Gascogne

Dans le Gers, ECPPG a accompagné 910 foyers vers le photovoltaïque et gère 12 centrales portées par 460 citoyens. Aujourd’hui, la structure cherche de nouvelles forces vives pour pérenniser son action.

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Le projet en un clin d'œil

Émergence
Développement
Construction
Exploitation depuis 2020
Ce projet comporte 15 installations de panneaux photovoltaïques sur des toitures (9, 36 et 100 kWc)
Puissance 496 kW
Production 583 MWh
par an
La consommation électrique annuelle de 499 personnes (hors chauffage et eau chaude sanitaire)
Budget 617 000 €
BEZERIL
Gers (32)

L'avancée du projet

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Exploitation

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Un collectif qui énergise le Pays Portes de Gascogne et l’Ouest toulousain

L’association Énergie Citoyenne Pays Portes de Gascogne (ECPPG) est née en 2017, à l’initiative d’un groupe d’habitants et d’élus de l’Est du Gers, désireux d’agir pour la transition énergétique du département. Dès le départ, l’objectif du collectif est clair : se structurer en SAS, afin de porter des projets photovoltaïques aux côtés des collectivités.

Cependant, une fois la société créée et le premier projet en cours, les membres décident de conserver l’association au lieu de la dissoudre : dynamique, reconnue, elle entretient des liens forts avec plusieurs mairies et intercommunalités et constitue un point d’entrée pour les projets citoyens d’énergies renouvelables.

Les 8 membres actifs animent ainsi deux structures :

  • L’association loi 1901 Énergie Citoyenne Pays Portes de Gascogne, consacrée à la sensibilisation et à l’accompagnement des citoyens dans leurs projets photovoltaïques d’autoconsommation.
  • La SAS du même nom, organe d’investissement citoyen dans les projets d’énergies renouvelables.
ECPPG photo collectif
Les membres d’Énergie Citoyenne Pays Porte de Gasgogne

Une association qui épaule bénévolement les particuliers

L’association dispense ses conseils aux particuliers qui souhaitent solariser leur toiture. Elle les assiste dans le dimensionnement des installations, ainsi que dans les démarches administratives complexes, de la Déclaration Préalable à la demande de raccordement auprès d’Enedis. Des tarifs négociés avec des prestataires assurent également l’accessibilité des installations au plus grand nombre.

Le succès est au rendez-vous : à ce jour, 910 foyers sont équipés de 3 kWc en moyenne. « Nous, on n’est pas là pour vendre quelque chose. On est juste là pour donner des conseils. C’est pour ça que les gens nous font confiance : nous sommes désintéressés », explique Martine Latour, Présidente de la SAS.

Du photovoltaïque inscrit dans l’Économie Sociale et Solidaire (ESS)

L’association a voulu aller plus loin en finançant intégralement des installations photovoltaïques dans le cadre d’un projet d’Économie Sociale et Solidaire. Les premières ont été mises en place dans de petites communes dépourvues des moyens nécessaires pour les financer elles-mêmes.

Gaujac a été la toute première d’entre elles à profiter d’une solarisation entièrement prise en charge par l’ECPPG. L’installation de 2 kWc installée sur le toit de la salle des fêtes, alimente une prise publique, que la population utilise pour recharger un vélo électrique ou un smartphone, par exemple. « On fait ça pour les citoyens, pour qu’un maximum de personnes en profite. Et les communes peuvent revendiquer un projet de transition énergétique réussi », résume Philippe Nivert. Quatre autres projets similaires sont en cours de réalisation ou de finalisation, notamment avec des associations de l’ESS.

La SAS, partenaire citoyenne des collectivités

Côté SAS, 12 centrales photovoltaïques ont été financées à hauteur de 133 950 € par 460 actionnaires citoyens, de 11 600 € par les communes, de 14 725 € par l’ADEME et de 110 553 € par la Région Occitanie. Ensemble, elles couvrent 2480 m² de panneaux, produisent 242 000 kWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 120 foyers.

En 2025, le modèle économique est enfin rentable. « C’est la première année que l’on dégage du bénéfice. La SAS a commencé à rembourser un prêt bancaire par anticipation », souligne Francis Chabrol, responsable financier de la SAS. Les mairies, elles, n’ont rien à débourser : elles prêtent leurs toits pendant 20 ans et touchent un loyer.

Pour assurer la bonne gestion de ces installations, un groupe opérationnel a été créé au sein de la SAS. Ses fonctions sont les suivantes :

  • Surveiller le bon état de fonctionnement des centrales,
  • Garantir un usage optimal,
  • Planifier les maintenances préventives et curatives,
  • Organiser les opérations de nettoyage,
  • Assurer le lien direct avec les équipes de pose.
Installation Pujaudran
L’une des installations photovoltaïques : 36 kWc sur la salle des fêtes de Pujaudran (32)

Passer le flambeau pour continuer à faire vivre la structure

Malgré son dynamisme, la SAS Énergie Citoyenne Pays Portes de Gascogne fait face à un défi de taille : celui de la transmission. La moyenne d’âge du Conseil de Gestion approche en effet les 70 ans et, avec des installations à gérer pour les 15 prochaines années, passer le relais s’impose. Le collectif cherche donc à transmettre son savoir-faire. « On désespère un peu de trouver des jeunes. La gestion d’une structure déjà montée attire peut-être moins qu’une création », regrette Philippe Nivert.

Avec l’aide d’Énergie Partagée et du réseau ECLR, les membres étudient plusieurs pistes : un regroupement avec une autre structure, la création d’un emploi salarié afin de soulager les bénévoles, ou encore la diversification vers l’hydroélectricité pour attirer de nouveaux profils. Pérenniser la SAS malgré la pénurie de forces vives constitue ainsi le grand chantier de réflexion pour 2026, avec une priorité : conserver coûte que coûte son caractère citoyen.

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