Grappe photovoltaïque – SEM Terr’EnR
La SEM Terr’EnR développe sur son territoire des installations photovoltaïques en toiture et en ombrière pour suivre ses objectifs TEPOS. Elle souhaite offrir la possibilité aux citoyens de participer au financement de ces projets au travers d'Énergie Partagée.
Le projet en un clin d'œil
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L'avancée du projet
Message du porteur de projet
Il est souvent reproché à certaines énergies renouvelables de ne pas desservir le territoire mais quand il y a des retombées locales, cela augmente l’acceptabilité des projets et incite à y prendre part. Symboliquement, consommer l’énergie produite près de chez soi est très séduisant.
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Une SEM pour un développement concerté des énergies renouvelables
Dans sa planification énergétique, le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) des Vosges Centrales projette que le solaire représente un tiers de la production d’électricité du territoire d’ici 2030, soit une toiture sur dix équipée et l’implantation d’une dizaine de centrales de plus de dix hectares.
C’est pour répondre à ce défi que la SEM Terr’EnR a été créée fin 2019, composée de la Communauté d’Agglomération d’Épinal, la Communauté de Communes de Mirecourt-Dompaire, la Région Grand Est, la Banque des Territoires, la Caisse d’Épargne, le Crédit Agricole, Énergie Partagée et la Chambre d’Agriculture.
« On a développé une SEM pour mettre en place nos projets de manière contrôlée, et on s’est appuyé sur l’expertise de structures comme Énergie Partagée, pour que les citoyens soient partie prenante », explique Michel Heinrich, président de la Communauté d’Agglomération d’Épinal et de la SEM Terr’EnR. « Les énergies renouvelables font partie de l’évolution du paysage, mais cette évolution doit se faire de manière intelligente et harmonieuse et pas n’importe comment ni n’importe où. »
Interlocuteur privilégié des collectivités pour un développement maîtrisé et concerté des projets d’énergies renouvelables, la SEM Terr’EnR est sur une logique de solariser le maximum de toitures publiques, afin de montrer l’exemple. « La collectivité se doit d’être exemplaire, ça permet de faire la démonstration que c’est possible de produire de l’énergie localement et encourager les entreprises et les particuliers qui le peuvent à équiper leur toiture », ajoute Michel Heinrich.
L’investissement citoyen est au cœur de ses préoccupations pour garantir au territoire une juste valorisation de ses ressources, une intégration harmonieuse des projets et maintenir une gouvernance locale dans la prise de décision. Par le biais d’Énergie Partagée, les citoyens et citoyennes peuvent donc participer au projet de grappe solaire, financé en grande majorité par un emprunt bancaire.
Une trentaine de toitures et ombrières solarisées
La SEM Terr’EnR a lancé dans cet objectif un appel à manifestation d’intérêt à l’ensemble des communes du territoire des Vosges Centrales et de la Communauté de Communes de Mirecourt-Dompaire, et le projet d’une grappe photovoltaïque sur une trentaine de toitures et ombrières de parking a vu le jour.
La première centrale photovoltaïque est installée et mise en service en 2022 sur la toiture et les ombrières de parking de la Maison de l’Habitat et du Territoire d’Épinal. Construit sur une ancienne friche, ce bâtiment bioclimatique a ouvert ses portes au public cette même année ; siège de la Communauté d’Agglomération d’Épinal, il accueille particuliers, artisans et autres professionnels de l’immobilier pour échanger et répondre à toutes les interrogations liées à la construction ou à la rénovation de logements. Les panneaux photovoltaïques sont répartis sur 380 m² de surface de toiture et 200 m² sur ombrières de parking.
Cinq autres installations de la grappe ont été mises en service en 2025 :
- Gymnase du Syndicat intercommunal scolaire de Xertigny (683 m² de surface sur toitures, 139 kWc de puissance)
- 1er immeuble du bailleur Épinal Habitat sur le quartier Bitola à Épinal (120 m² sur toitures, 27 kWc)
- Entreprise SOGEBOIS à Xertigny (505 m² sur toitures, 101 kWc)
- Stade communautaire Lucien Scheibel à Madonne-et-Lamerey (706 m² sur ombrières de parking, 160 kWc)
- Gymnase Centre socio-sportif de Nomexy (526 m² sur toitures, 127 kWc)
Les autres centrales prévues en sont à différents stades à ce jour : en construction, à l’étude ou en instance de validation. « Cette grappe sur toitures et ombrières de parking est l’avènement de tous les efforts que l’on a faits sur plusieurs années pour construire un modèle économique en cohérence avec la politique énergétique que l’on souhaite mener sur notre territoire, souligne Jacques Grondahl, directeur général délégué de la SEM Terr’EnR ; cette politique devient concrète et visible ». Michel Heinrich note qu’ils sont de plus en plus contactés par des communes ou autres collectivités, mais également par des entreprises, qui ont besoin d’expertise pour couvrir des parkings ou des toitures.
L’autoconsommation collective au service du territoire
Les installations photovoltaïques étaient pensées au départ pour produire leur énergie en vente totale. Finalement, le choix de l’autoconsommation collective (ACC) a été fait pour toute la grappe, tout d’abord pour la Maison de l’Habitat et du Territoire, qui est le premier projet d’autoconsommation collective des Vosges. La production d’électricité permet de couvrir la consommation annuelle du site et l’excédent produit permet, quant à lui, d’alimenter une partie de la consommation de plusieurs autres bâtiments communautaires : la patinoire d’Épinal, la bibliothèque multimédia intercommunale, le stade d’eaux vives.
En 2025, la SEM Terr’EnR, la Communauté d’Agglomération d’Épinal et la Communauté de Communes Mirecourt-Dompaire ont créé l’association ÉCHANG’ENR, comme Personne Morale Organisatrice (PMO) territoriale, un outil permettant de faire le lien entre l’ensemble des acteurs locaux, producteurs et consommateurs de l’énergie produite dans le cadre de l’ACC, ainsi que de faire l’interface avec ENEDIS.
Les bénéficiaires des boucles d’ACC sont en majorité des bâtiments des collectivités, mais également des entreprises. « Grâce à cette association PMO qui couvre l’ensemble du territoire de l’agglomération, c’est facile d’intégrer quelqu’un dans la boucle. De plus, pour les entreprises, on a des dérogations et il est possible de dépasser les 20 km réglementaires, souligne Michel Heinrich. Ce qui nous aide, c’est que la législation évolue bien, et facilite maintenant l’autoconsommation, c’est une bonne chose. »
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