Soleil d’Ayen
Corrèze (19)pas de description
La démarche citoyenne de ce projet a été examinée et validée par Énergie Partagée selon les 5 axes du Label Énergie Partagée : l’intérêt territorial, la dynamique locale, la finance éthique et citoyenne, la gouvernance partagée et l'écologie. Un suivi permet de vérifier cette démarche tout au long du projet.
En savoir plus sur la labellisationTout ou partie de l'énergie produite par cette installation est vendue à Enercoop, fournisseur d'électricité vraiment vert.
La démarche citoyenne de ce projet a été examinée et validée par Énergie Partagée selon les 5 axes du Label Énergie Partagée : l’intérêt territorial, la dynamique locale, la finance éthique et citoyenne, la gouvernance partagée et l'écologie. Un suivi permet de vérifier cette démarche tout au long du projet.
L'énergie est un sujet central aujourd'hui, et ce projet donne l'occasion de refaire le lien entre la production, qui n'est pas si facile, et la consommation, très facile, elle ! Avant la production, il s'agit de comprendre nos consommations et comment utiliser chaque kWh intelligemment.
Participez localement
et apportez vos compétences
en rejoignant la société du projet.
Le collectif L’Ampère contre-attaque s’est constitué en 2019, initié par des membres de l’association « Agissons pour le climat Granville Terre et Mer ». Il se veut ouvert à tous et toutes et le bouche-à-oreille a bien fonctionné puisqu’il a réuni une bonne trentaine de personnes autour d’un premier projet d’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments d’une ferme caprine locale. Le financement s’est fait via la souscription de titres participatifs proposés par la SCIC Les 7 Vents, coopérative de l’énergie et du développement durable accompagnant les projets citoyens de la région, complétée par un emprunt bancaire.
« Quatre ou cinq couples ont pris des parts pour leurs enfants ou petits-enfants. C’est une action symbolique pour le climat, pour dire qu’on fait tout ce qu’on peut pour l’avenir », raconte Jean-Cyril Barbedette, un des principaux porteurs du projet, qui encadre la logistique. « Le financement a été réalisé à 70 % par les citoyens impliqués. Au départ on voulait que la banque finance la moitié, mais tout le monde a voté pour une baisse de la rémunération des titres afin de faire baisser le plus possible l’emprunt bancaire. » Cette première installation réalisée par le collectif est aussi le premier projet citoyen d’énergie renouvelable de la Manche.
Après l’étude de plusieurs sites, c’est celui de la ferme biologique La Chèvre Rit qui a été retenu par l’Ampère contre-attaque. Située sur la commune de Granville, cette ferme produit des fromages, fait de la vente sur place, et propose des visites et animations pédagogiques. On y trouve également un restaurant où l’on peut manger une cuisine de qualité, bio et locale.
Les propriétaires de La Chèvre Rit prêtent leurs toitures pour une durée de 23 ans et la centrale photovoltaïque leur reviendra à l’issue de cette période.
L’installation photovoltaïque est mise en service au cours de l’automne 2022, l’intégralité de l’électricité produite est vendue au démarrage à EDF, puis à Enercoop dans un second temps. « On a fait le choix de la revente d’énergie plutôt que de l’autoconsommation sur place, par souci écologique : nous ne voulions pas avoir recours à des batteries, polluantes à la fabrication », explique Jean-Cyril Barbedette.
Le projet s’est vu entravé par la hausse significative des prix des matériaux après 2020. Dans un souci d’économie, les membres de L’Ampère contre-attaque ont participé activement et construit eux-mêmes le local technique accolé à la ferme, pour lequel il a fallu couler du béton et creuser une tranchée pour le passage de câbles. « Avec la hausse des taux, ça n’aurait pas été rentable sans mettre la main à la pâte ! »
Le collectif ne compte pas en rester là et aspire à servir d’exemple pour d’autres initiatives citoyennes qui souhaiteraient produire localement et collectivement de l’énergie renouvelable. Certains membres se mobilisent aussi par le biais de l’association « Agissons pour le climat Granville Terre et Mer » sur différentes thématiques, comme l’expansion de la téléphonie 5G, l’impact des écrans sur les enfants, les zones humides face à la bétonisation, etc. Et surtout, plusieurs élu·e·s ayant soutenu le projet de La Chèvre Rit à titre individuel, des discussions sont en cours avec les collectivités locales, notamment la mairie de Granville, afin d’étudier ce qu’il serait possible de réaliser avec les toitures publiques de la commune.