Participatif ou citoyen ?

confusion

Qu'ils soient “coopératifs”, “citoyens”, “collectifs”, “participatifs”, d’”intérêt territorial”, ces projets visent à faire participer les habitants et acteurs locaux pour en faciliter le déploiement et l’acceptation locale.

Cependant, selon les finalités recherchées, les méthodes peuvent différer :

  • Participation à quoi ? (Montage ? Gouvernance ? Financement ?) Et à quelle hauteur ?
  • À quel moment ? (Émergence ? Développement ? Investissement ? Exploitation?)
  • De qui ? (Citoyens, développeurs professionnels et/ou collectivités)

On distingue deux familles dans les formes de participation

  • Participation sans gouvernance : Actuellement, il existe plusieurs outils financiers (prises d’obligations, prêts, via des plate-formes de financement participatif) qui donnent l’opportunité aux acteurs locaux d’investir sur leur territoire sans participer aux décisions des projets. C’est un moyen de sensibiliser et de mobiliser de l’épargne. En revanche ces participations ne permettent pas de peser sur les choix d’implantation et de fonctionnement, ni de consolider le capital des sociétés locales puisque les participants interviennent quand les accords bancaires sont déjà établis.
  • Participation avec gouvernance locale : il existe également des projets qui se caractérisent par une participation directe des habitants et des collectivités aux décisions sur toute la durée d’exploitation du projet. Ils sont appelés communément « projets citoyens ». Plus la participation se fait en amont, plus les acteurs locaux peuvent définir les contours du projet et être sûrs de pouvoir avoir une place majoritaire ou significative dans le pilotage du projet.

Lire notre article sur la participation locale aux projets d’énergie renouvelable