Centrales Villageoises du Val de Quint (ACOPREV)

ACOPREV Centrales Villageoises du Val de Quint mène une action innovante pour la transition énergétique, avec la mise en place de panneaux photovoltaïques pour une autoconsommation collective en circuit court et des études en faveur de la mobilité décarbonée à l’hydrogène.

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Centrales Villageoises du Val de Quint (ACOPREV)

Drôme

Le projet en un clin d'œil

Émergence
Développement
Fonctionnement
Membre du réseau des Centrales Villageoises, ACOPREV a développé une grappe photovoltaïque qui devrait compter une vingtaine de toitures d'ici fin 2022.
Puissance 200 kW
Production 250 MWh
par an
La consommation électrique annuelle de 213 personnes (hors chauffage et eau chaude sanitaire)
Budget 280 000 €
Saint-Julien-en-Quint
Drôme (26)

L'avancée du projet

Émergence
Développement
Fonctionnement

Le statut du projet

Le type de projet

Message du porteur de projet

Olivier Girard

Les territoires ruraux sont un modèle pour mener une transition énergétique de terrain avec des actions concrètes.

Hubert Rémillieux

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Un site pilote européen pour l’autoconsommation collective rurale

Dès le départ, ACOPREV Centrales Villageoises du Val de Quint a été conçue avec et pour les habitant·e·s, à l’initiative d’élu·e·s souhaitant se mobiliser pour appliquer de façon concrète les discours sur la transition énergétique.

Convaincue que cette transition représente une réelle opportunité pour dynamiser les régions rurales, l’association, devenue une SAS, a fait de son territoire dans la Drôme (Biovallée, Pays Diois, Parc Naturel Régional du Vercors) un site pilote européen pour l’autoconsommation collective rurale. Elle compte actuellement 116 sociétaires.

Le projet de départ intéressait 6 communes mais était contraint par une distance réglementaire de 2 km pour pouvoir échanger l’énergie. L’idée étant d’avoir un seul projet pour les 6 communes, ACOPREV a effectué des démarches politiques qui ont abouti à un arrêté ministériel fin 2020 élargissant ce périmètre à 20 km en zone de population peu dense, permettant ainsi l’émergence d’autres projets de « smart grids » du même type, à l’échelle nationale.

Le smart grid : la consommation énergétique en circuit court

Le projet de smart grid (réseau électrique intelligent) d’ACOPREV a pris forme avec l’installation de panneaux photovoltaïques sur des bâtiments publics, des habitations et des bâtiments agricoles privés, dans l’objectif à terme de produire de l’électricité à hauteur de ce que le territoire consomme. Une vingtaine de toitures devraient être équipées d’ici la fin 2022.

« Chaque foyer participant à l’autoconsommation collective conserve son fournisseur d’électricité et environ 20 % de sa consommation est fournie par ACOPREV », souligne Hubert Rémillieux, un des porteurs du projet. L’autoconsommateur achète de l’électricité locale à ACOPREV dont il est aussi sociétaire, bouclant ainsi la boucle locale !

L’autoconsommation de l’énergie implique parfois une modification des habitudes et incite à la sobriété. Les sociétaires d’ACOPREV se sont plutôt bien adapté·e·s et programment volontiers leur chauffe-eau ou leur machine à laver aux heures de la journée où la production d’électricité est la plus élevée ; l’idée d’en faire de même pour la recharge d’une voiture électrique n’est pas loin. Le fait de savoir d’où provient l’énergie, à qui ou à quoi elle va servir est une formidable motivation !

Habitation privée à Vachères-en-Quint

L’énergie citoyenne comme acteur de la résilience du territoire

Au vu des épisodes climatiques violents de plus en plus fréquents (grêle, tempêtes, inondations…), ACOPREV travaille avec ENEDIS à la résilience énergétique, pour prévoir des solutions de secours en cas de panne du réseau électrique général, et étudie comment les installations photovoltaïques pourraient se substituer pour alimenter provisoirement les circuits prioritaires collectifs, tout en réduisant la consommation aux usages strictement essentiels de la région (chauffage en hiver, télécommunication, chambres froides des viticulteurs, etc.).

Pour une mobilité décarbonée à l’hydrogène

ACOPREV voit en l’hydrogène un outil majeur de la transition énergétique, combiné à une approche pour de nouvelles mobilités et un usage plus collectif de la voiture. L’idée à l’étude serait de transformer le surplus de la production photovoltaïque en hydrogène, qui présente l’avantage de pouvoir être stocké sur de longues durées, sans déperdition.

Cette énergie peut ensuite être utilisée par le biais d’une pile à combustible alimentant un moteur, processus qui ne rejette que de la vapeur d’eau.

« Ce sujet intéresse les collectivités et entreprises locales et une étude est en cours par un cabinet spécialisé pour savoir quelle pourrait être la consommation d’hydrogène sur le territoire du Diois », explique Hubert Rémillieux. Parce que la mobilité est un enjeu majeur en zone rurale, un des objectifs d’ACOPREV est le développement d’une station d’énergies bas carbone (biogaz) et d’énergies décarbonées (électricité et hydrogène), qui alimenterait voitures et vélos.

En attendant, ACOPREV organise chaque année les Journées Hydrogène dans la région pour sensibiliser les habitant·e·s à ce sujet, avec tables rondes, parcours pédagogique et maquettes pour les scolaires. Elle a également déjà mis à cette occasion une voiture à hydrogène en démonstration, et fait venir des vélos à assistance électrique fonctionnant avec une pile à combustible et un stockage d’hydrogène intégrés, pour les proposer à l’essai au public.

Une action innovante de plus pour ce territoire rural qui possède déjà un fort potentiel de créativité et de transformation !

Coopérative de plantes aromatiques et médicinales à St Julien-en-Quint

Soutien financier

Énergie Partagée a bénéficié d’un soutien financier du Fonds Social Européen pour l’élaboration de cette page web.

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