GrapAgri IDF

GrapAgri IDF porte un projet de grappe photovoltaïque sur des hangars agricoles en Île-de-France, co-développée par l’entreprise Irisolaris en partenariat avec Téner'If, SIPEnR, Île-de-France Énergies et SDESM Énergies.

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GrapAgri IDF

Seine-et-Marne

Le projet en un clin d'œil

Émergence
Développement
Fonctionnement
Grappe photovoltaïque sur douze toitures de hangars agricoles situés sur plusieurs communes de Seine-et-Marne et d’Essonne, pour une puissance totale de 1,2 MWc prévue à terme fin 2022.
Puissance 1 200 kW
Production 1 250 MWh
par an
La consommation électrique annuelle de 1 067 personnes (hors chauffage et eau chaude sanitaire)
Budget 2 000 000 €
Investissement Énergie Partagée 44 020 €
Pringy
Seine-et-Marne (77)

L'avancée du projet

Émergence
Développement
Fonctionnement

Le type de projet

Message du porteur de projet

Erwan Boumard

C’est un partenariat tout à fait intéressant, tout le monde y trouve son compte, je n’ai financé qu’une toute petite partie de l’installation et l’entreprise a été très efficace.

Hugo Augé, agriculteur.

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Une offre clé en main pour le secteur agricole francilien

Ce projet initié en 2019 a pour objectif d’apporter une offre clé en main au secteur agricole francilien, pour les exploitant·e·s souhaitant bénéficier d’un hangar neuf et entièrement solarisé.

Dans ce modèle, les fondations du hangar sont à la charge de l’agriculteur et la SAS GrapAgri IDF finance intégralement la construction des infrastructures, qui comprend la structure et la charpente du hangar ainsi que la centrale solaire d’une puissance de 100 kWc. L’énergie produite est vendue dans son intégralité sur le réseau ; elle bénéficie à la SAS et permet de rentabiliser l’opération sur le long terme.

L’agriculteur a la jouissance du hangar pendant la durée de vie de la centrale solaire et devient, sans frais, entièrement propriétaire du bâtiment avec les panneaux photovoltaïques au terme du bail à construction, qui est signé au démarrage du projet pour une durée de 30 ans.

 

Au départ défini pour toute l’Île-de-France, le projet se concentre finalement sur les départements de la Seine-et-Marne, principal territoire agricole d’Île-de-France, et de l’Essonne. « La situation post-covid ajoutée à la guerre en Ukraine fait qu’en 2022, il est plus difficile financièrement de monter ce type de projet. Nous n’excluons pas de l’étendre à l’avenir, lorsque les conditions seront plus favorables », explique Olivier Gobaut, directeur de SDESM Énergies.

La SAS GrapAgri IDF compte cinq actionnaires, qui ont travaillé ensemble dès le démarrage du projet. Irisolaris, entreprise spécialisée dans l’équipement photovoltaïque du milieu agricole, présidente de GrapAgri IDF, est en charge de la phase de développement. Le partenariat se fait avec Téner’If, société dont Énergie Partagée est le principal actionnaire, ainsi que trois SEM (société d’économie mixte, dont la majeure partie du capital appartient à une structure publique de type collectivité territoriale) : SDESM Énergies, SIPEnR et Île-de-France Énergie.

Douze centrales photovoltaïques sur des hangars agricoles

En 2019, une subvention de la Région Île-de-France dans le cadre de l’Appel à Projets Énergies Renouvelables et Récupération permet le lancement d’une grappe de douze toitures de hangars, de 100 kWc chacune, soit 1,2 MWc au total. L’objectif est de se concentrer sur un seul type d’installation de panneaux montés en série, reproduit sur tous les sites.

Grâce à leurs vastes réseaux, les cinq actionnaires de GrapAgri IDF ont pu effectuer une prospection efficace auprès des agriculteurs du territoire visé. Plusieurs dizaines se sont montrés intéressés par la proposition d’installation ; l’étude de faisabilité technique sur le terrain en a ensuite écarté certains, d’autres n’ont pas donné suite.

Trois centrales ont été mises en service début 2022 sur la commune de Guercheville, quatre autres sont planifiées pour un raccordement à l’été 2022 à Chatres, Villeneuve-sur-Bellot et Verdelot, et les cinq restantes en fin d’année, à Chamarande, Coupvray et Maisoncelle-en-Brie. L’objectif est que toutes les centrales soient opérationnelles début 2023.

Un exemple de partenariat efficace et satisfaisant

Si les agriculteurs deviennent propriétaires de la centrale solaire au bout de 30 ans, ils peuvent bien entendu utiliser les hangars dès la mise en service de l’installation, pour stocker du matériel, des machines agricoles ou encore du fourrage.

Hugo Augé fait partie des bénéficiaires pleinement satisfaits de l’opération. Installé en 2017 sur la commune de Guercheville, le corps de ferme sur lequel il travaille avec son épouse date de l’époque de son grand-père et n’a plus les dimensions adaptées, des extensions sont nécessaires pour mettre le matériel à l’abri, mais sont coûteuses à réaliser. De plus, leur exploitation va s’agrandir avec le départ en retraite de son père. Le couple produit des céréales (blé et orge de printemps), ainsi que de la betterave à sucre et du tournesol. L’exploitation, située sur le territoire du parc naturel régional du Gâtinais français, est en agriculture conventionnelle mais engagée dans la réduction des traitements phytosanitaires (10 % tous les ans).

« Au printemps 2019, on s’est également lancés en maraîchage bio, la région Île-de-France a débloqué des fonds cette année-là et on a reçu l’appel à projets pour cette formule d’équipement photovoltaïque, j’ai alors pris contact », témoigne Hugo Augé, qui s’était déjà renseigné sur ce type d’opération plusieurs années auparavant, sans succès.

Deux années seulement auront été nécessaires entre la première prise de contact avec GrapAgri IDF et l’aboutissement final du projet ; le temps de définir le projet, le type de bâtiment, son usage, puis d’effectuer les démarches administratives, l’étude des sols, le travail du géomètre, etc.

« Je n’ai financé qu’une toute petite partie. C’est un partenariat vraiment intéressant, tout le monde y trouve son compte et l’entreprise a été très efficace », se réjouit Hugo Augé, qui envisage déjà un autre bâtiment agricole sur le même modèle, pour un projet de diversification. Les deux hangars actuellement installés sur ses terres lui permettent déjà de stocker du matériel, de la paille et du fourrage.

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